« Dans un monde où le sucre a remplacé l’essence… Une seule baie osera braver toutes les règles… »
L’Épopée du Convoi des Myrtilles
Pâques du 3 au 6 avril 2026
- Règle n°1 : celui qui dit « dernière pause » paye la prochaine tournée.
- Règle n°2 : en cas de doute, on suit… la moto qui a l’air la plus sûre d’elle (même si elle se trompe avec panache).
- Règle n°3 : les blagues sont obligatoires, les clignotants recommandés.
- Règle n°4 : toute courbe « juste pour voir » est considérée comme une décision démocratique.
Quand on dit « week-end de Pâques », c’est tout un scénario qui se lance dans nos têtes… et pas en mode balade du dimanche : une vraie version longue.
Aux commandes, Jacques – notre Responsable des sorties – qui nous a mijoté une virée à la hauteur de sa réputation : efficace, sans chichi, et dans l’ambiance qu’on aime : bon enfant, casques vissés, sourire sous la visière.
Vendredi 3 avril
Top départ pour 8 myrtillons. Rendez-vous au Relais Champagnard à Eaumorte – Cartigny à 9h00 : check des gants, check des zips, check du niveau de caféine.
Petit café-croissant et à 9h30 les moteurs se mettent à chanter. Direction la route – la vraie – celle où l’horloge perd soudain tout pouvoir et où « encore une petite courbe » devient une unité de distance officielle.
Les myrtillons se mettent en formation serrée (celle qui dit : « on se connaît, et on ne lâche rien ».
Cap sur Villars-les-Dombes, à environ 120 km, pour une pause déjeuner bien méritée. Entre-temps, arrêt technique au restaurant Le Panoramique à Cerdon, perché à 1’311 m : histoire de dégourdir le « feuillage » des Myrtillons. Un poil frisquet, oui… mais on avait prévu l’équipement de pointe : la fameuse double-couche. Parce que chez les motards, la météo n’est pas un obstacle : juste un réglage.
On repart, bien repus, pour 150 km jusqu’à l’Auberge Gauloise, où Marion et son époux nous accueillent comme à la maison (version : « posez les casques, on s’occupe du reste »).
On y passera trois nuits, idéalement placés entre Vichy et les forêts bien vertes d’Auvergne : de quoi faire chauffer les pneus sans faire hurler le GPS.
Les Myrtillons sont fin prêts pour trois jours de folie, à tous les niveaux ! Soirée tranquille autour d’un excellent repas… enfin, « tranquille », façon motard : on se ressert « juste pour goûter ». On s’en met déjà plein la panse : c’est mal barré.
Samedi 4 avril
Petit-déjeuner avant d’aller « rouler les mécaniques » direction Vichy pour une journée visite. Cette charmante ville est un havre de paix, et ça nous surprend : On s’attendait presque à voir des ronds-points en peignoir. On oublie les deux roues le temps du petit train qui nous fera découvrir les joyaux de cette ville réputée pour ses produits de soin Vichy, dont l’eau issue de neuf sources aux alentours est naturellement riche en oligo-éléments grâce à l’infiltration des eaux de pluie qui entrent en contact avec les roches volcaniques et se chargent en gaz carbonique et en minéraux.
Sans trop forcer nous déambulons quand même à pieds dans les quartiers, en mission officielle : mettre la main sur les incontournables « bonbons de Vichy »… histoire d’alourdir encore un peu les bagages.
Cette journée n’aurait évidemment pas la même saveur sans la pause lunch et c’est dans le parc des Sources que nous trouverons notre bonheur au soleil.
Après cela tout le monde est d’accord pour reprendre la route. La région est magnifique, une nature préservée et des panoramas de renom… Toujours ce petit bonheur simple : suivre le ruban d’asphalte en se disant qu’on a franchement bien fait de venir.
Petite halte photo au-dessus de Saint-Rémy-sur-Durolle, le village qui nous héberge.
En cette fin de journée, on se retrouve à l’Auberge pour l’apéro avant de passer à table. Les Myrtillons sont en forme et, après deux-trois verres, les langues se délient. On découvre ainsi les manies (ou tocs) de chacun, en commençant par Hervé, qui s’est concentré sur le nombre de cimetières croisés sur la route… (sans commentaire… pourtant les paysages retenaient toute notre attention). Puis vient la nuisette jaune canari destinée à Pascal par son épouse Karine (on en déduit que c’est un fantasme… chacun son truc !). On attend la photo comme preuve à l’appui…
Bref, on se lâche : l’ambiance bon enfant de l’Auberge nous le permet. Merci à Marion et à son époux pour leur tolérance infinie !
Après une bonne nuit de sommeil… ou presque. Car certains ne sont pas tous logés à la même enseigne : Anouchka et Fabrice se sont désignés pour partager leur petit nid avec Jacques et Bruno. Résultat : colonie de vacances au 2e étage !!!
Dimanche 5 avril
Là, ça ne rigole plus. Jacques nous met au goût du jour : ça va rouler sec ! Anouchka, elle, est perplexe et préfère prendre la place de passagère pour cette journée qui s’annonce « roulage des mécaniques » collé-serré.
C’est d’un pas militaire que tout le monde s’active : réveil, petit-déjeuner « aussi vite que possible, mais aussi lentement que nécessaire », et surtout, on n’oublie rien. Hervé et Laurence sont au taquet… mais on les attendra encore une fois : les motos sont cadenassées et, pour les déverrouiller, il faut presque un diplôme d’ingénieur. Les alarmes s’enclenchent, tout le village est réveillé. Ni une ni deux, on démarre au quart de tour et on quitte les lieux incognito.
Une journée de quelque 200 km où la diversité des paysages nous laisse sans voix. La météo est estivale, on s’en met plein la vue, et c’est chez « La Louise » à Saint-Clément dans l’Allier que nous découvrons une cuisine traditionnelle et familiale dans un cadre insolite, façon brocante. Le lieu est exceptionnel, complètement décalé, et les mets typiques ravissent tout le monde.
Une journée à enchaîner les cols d’Auvergne, de l’Allier et de la Loire (Puy-de-Dôme) ; que du bonheur pour les Myrtillons.
La fin de journée se conclut à la pizzeria du village. Apéro, puis forcément pizza… Sauf notre Jacques international qui se lance dans la « calzone ». Et ce n’est peut-être pas le choix le plus judicieux, car il est écrit à la carte : « Calzone à choix » ; autrement dit, tu choisis ta calzone en fonction des pizzas à la carte. Eh bien Jacques n’a rien compris ! Après maints échanges avec la patronne (l’heure tourne !), nous avons enfin pu passer commande : il était temps ! La prochaine fois c’est pizza pour tout le monde.
Veille de départ, on se couche tôt, la digestion est un peu difficile car les abus ont fusé durant le week-end. Heureusement, Fabrice a toujours des « rennie » dans son sac ; par expérience, on anticipe.
Lundi 6 avril
L’heure du départ a sonné. D’un pas militaire les Myrtillons s’activent avant l’heure et on est fin prêt pour enclencher la 1e
Les routes sont belles, le soleil est au rendez-vous et nous n’avons pas été confrontés aux perturbations des retours de Pâques. Juste parfait pour profiter une dernière fois d’une conduite harmonieuse et fluide.
Relive
Retour sur Genève
Un très grand merci à toi Jacques pour cette virée de taille, merveilleusement organisée, dans la joie et la rigolade.
Merci aux participants qui ont su donner le « ton » pour que notre séjour soit mémorable. De merveilleux souvenirs qui sauront motiver les Myrtillons pour de nouvelles sorties.


















































